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Prevention of Torture: UN human rights body suspends Rwanda visit citing obstructions

GENEVA/KIGALI (20 October 2017) – The United Nations Subcommittee on Prevention of Torture (SPT) has suspended its visit to Rwanda due to the lack of cooperation from the Government and to a series of obstructions imposed by authorities, notably in accessing some places of detention and in assuring the confidentiality of interviews with people deprived of their liberty. The SPT also received allegations that some interviewees could face reprisals.    

The delegation suspended their mission on day five of their planned seven-day visit, which prevented the SPT from fulfilling its mandate under the Optional Protocol to the Convention against Torture and other Cruel, Inhuman or Degrading Treatment or Punishment (OPCAT). This is only the third time in 10 years that the SPT has suspended a mission.

“We have been barred from completing our work in some places, and grave limitations have been imposed on granting access to certain places of detention,” said Arman Danielyan, head of the STP delegation. “We have also been unable to carry out private and confidential interviews with some persons deprived of their liberty. Moreover, many of those we have managed to interview have expressed fears of reprisals. We must not place the persons that have cooperated with us in danger,” he added.

The delegation concluded that the visit as a whole was compromised to such an extent that it had to be suspended, as the SPT mandate could not be effectively carried out.

Under the provisions of the OPCAT, the SPT has the mandate to visit any of the 84 States parties to the Protocol and can make unannounced visits to any places where people are or might be detained. The visited country must grant the opportunity to the delegation to have private interviews with any persons deprived of their liberty, without witnesses.

The SPT mission to Rwanda also aimed at advising the authorities on the establishment of a national monitoring body, officially known as the National Prevention Mechanism (NPM), which according to the OPCAT should have a similar visiting mandate as that of the SPT and should have already been in place in Rwanda. The delegation also regrets that it was unable to meet with the relevant Parliamentary Committee in order to advise it on the draft NPM Law.

For the SPT, the key to preventing torture and ill-treatment lies in building constructive relations with the State concerned, and its guiding principles are cooperation and confidentiality.

“Now we call on the Government of Rwanda to further its cooperation with us and hope that it will abide by its international obligations in order to enter in a constructive dialogue with the SPT to enable us to resume our visit, including to advise on the establishment of an independent and effective National Preventive Mechanism in the country” said the head of delegation.

The SPT delegation comprised the following members: Mr. Arman Danielyan (Head of delegation, Armenia), Ms. Margarete Osterfeld (Germany), Mr. Kosta Mitrovic (Serbia), Ms. Zdenka Perovic (Montenegro) and Ms. Aneta Stanchevska (the Former Yugoslav Republic of Macedonia).

ENDS

For more information and media inquiries, please contact:

In Rwanda: Joao Nataf, +41 (0) 79 221 80 74 / jnataf@ohchr.org 

In Geneva: Jeremy Laurence, + 41(0) 22 91 793 83/ jlaurence@ohchr.org

Background

The Optional Protocol to the Convention against Torture and other Cruel, Inhuman or Degrading Treatment or Punishment has, to date, been ratified by 84 countries. The SPT communicates its recommendations and observations to States by means of a confidential report and, if necessary, to national preventive mechanisms. The SPT work is guided by the principles of confidentiality and cooperation.

The SPT is composed of 25 independent and impartial experts from different regions of the world. For more information on the mandate of Subcommittee, please visit: http://www.ohchr.org/EN/HRBodies/OPCAT/Pages/OPCATIndex.aspx

Tag and share: Twitter: @UNHumanRights and Facebook: unitednationshumanrights

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Prévention de la torture: un organe des droits de l'homme de l'ONU suspend sa visite au Rwanda en invoquant des obstructions

GENÈVE / KIGALI (20 octobre 2017) - Le Sous-Comité des Nations Unies pour la prévention de la torture a suspendu sa visite au Rwanda en raison du manque de coopération du Gouvernement et d'une série d'obstacles imposés par les autorités, notamment pour accéder à certains lieux de détention et pour assurer le plein respect de la confidentialité des entretiens avec les personnes privées de liberté. Le Sous-Comité a également reçu des allégations selon lesquelles certaines personnes interrogées risquent d’être confrontées à des représailles.

La délégation a suspendu sa mission au cinquième jour d’une visite initialement prévue pour sept jours, ce qui a empêché le Sous-Comité de mener à bien son mandat en vertu du Protocole facultatif à la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. Ce n'est que la troisième fois en 10 ans que le Sous-Comité se voit contraint de suspendre l’une de ses missions.

"Nous avons été empêchés d'achever notre travail dans certains lieux, et de graves limitations nous ont été imposées pour accéder à d’autres lieux de détention", a déclaré Arman Danielyan, chef de la délégation du Sous-Comité. "Nous avons également été empêchés de mener des entretiens privés et confidentiels avec certaines personnes privées de liberté. De plus, beaucoup de ceux que nous avons réussi à interviewer ont exprimé des craintes de représailles. Nous ne pouvons pas nous permettre de mettre en danger les personnes qui coopèrent avec nous", a-t-il ajouté.

La délégation a conclu que le mandat du Sous-Comité ne pouvait plus être efficacement exécuté et donc la visite devait être suspendue immédiatement.

En vertu des dispositions du Protocole facultatif, le Sous-Comité a pour mandat de se rendre dans n'importe lequel des 84 États parties au Protocole et de pouvoir effectuer des visites inopinées dans tous les lieux où des personnes sont ou pourraient être privées de liberté. Le pays visité est dans l’obligation de permettre à la délégation d'avoir des entretiens confidentiels avec toute personne privée de liberté, sans aucun témoin.

La mission au Rwanda avait également pour but de conseiller les autorités sur la mise en place d'un organe national de surveillance des lieux de privation de liberté, connu officiellement sous le nom de Mécanisme national de prévention (MNP). Selon le Protocole facultatif, ce mécanisme doit avoir un mandat similaire à celui du Sous-Comité et il aurait déjà dû être mis en place au Rwanda. La délégation regrette de ne pas avoir pu rencontrer la commission parlementaire compétente pour la conseiller, comme il était prévu, sur le projet de loi en discussion sur le sujet.

Pour le SPT, la prévention de la torture et des mauvais traitements repose sur l'établissement de relations constructives avec l'État concerné, et ses principes directeurs sont la coopération et la confidentialité.

"Nous appelons maintenant le gouvernement du Rwanda à poursuivre sa coopération avec nous et espérons qu'il respectera ses obligations internationales afin d'engager un dialogue constructif avec le SPT pour nous permettre de reprendre notre visite, y compris pour donner des conseils sur la création d'un mécanisme national de prévention indépendant et efficace dans le pays", a déclaré le chef de la délégation.

La délégation du SPT était composée des membres suivants: M. Arman Danielyan (chef de la délégation - Arménie), Mme Margarete Osterfeld (Allemagne), M. Kosta Mitrovic (Serbie), Mme Zdenka Perovic (Monténégro) et Mme Aneta Stanchevska (Ex-République yougoslave de Macédoine).

FIN

Pour plus d'informations et questions aux médias, veuillez contacter:

Au Rwanda: Joao Nataf, +41 (0) 79 221 80 74 / jnataf@ohchr.org

A Genève: Jeremy Laurence, + 41(0) 22 91 793 83/ jlaurence@ohchr.org

Contexte:

Le Protocole facultatif à la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants a été ratifié à ce jour par 84 pays. Le SPT communique ses recommandations et observations aux États au moyen d'un rapport confidentiel et, le cas échéant, aux mécanismes nationaux de prévention. Le travail du SPT est guidé par les principes de confidentialité et de coopération.

Le SPT est composé de 25 experts indépendants et impartiaux de différentes régions du monde. Pour plus d'informations sur le mandat du sous-comité, veuillez visiter: http://www.ohchr.org/EN/HRBodies/OPCAT/Pages/OPCATIndex.aspx

Tag et partage - Twitter: @UNHumanRights et Facebook: unitednationshumanrights